Plaisir et punition

Le SEXE...


Oh le vilain mot sur lequel nous ne saurions nous attarder, voire nous allonger, sans risquer d'en subir les pires châtiments voir d'y attraper les maladies les plus coupables, les plus honteuses, fléau divin de nos perversités.

Ce sexe sur lequel les principales religions s'acharnent sans préliminaires depuis la nuit des temps, sans même le laisser reposer, ou même le lubrifier, semble être la source intarissable de toutes les remontrances cléricales, et menaces en tout genre, qui prônent et soutiennent une guerre sans relâche contre tous ces blasphémateurs sodomites qui osent tremper leur sexes dans les orifices les moins catholiques, les moins naturels... Qui y a t' il de plus terrible pour ces âmes charitables que deux personnes consentantes, ou plus, s'accordant mutuellement un plaisir assumé et totale dans l'unique but de s'épanouir ?

La lectures des textes "sacrés" est sans appel car dans tous les récits sectaires le croyant, homme ou femme, se doit d'amputer sa sexualité de toutes les frivolités et fioritures immorales qui viendrait à faire de cet acte, bestiale, un moment de jeux et de bonheur partagé . Tout au plus lorsque, contrainte et forcée, la femme se voit dans l'obligation de s'offrir à la virile animalité de son maître c'est uniquement dans l'optique la plus saine de reproduire l'espèce humaine.
JOUISSANCE, voilà l'abomination de ce millénaire !

Les religieux estiment ils qu'une personne vivant une sexualité épanouie perd de son innocence et par la même la nécessaire crédulité qui permet a tout bon gourou exalté de guider ses ouailles? Serait on moins aptes à gober les mythes chrétiens, musulmans et juifs après avoir goûté au véritable fruit défendu? Non pas à la pomme mais à l'abricot juteux qui suinte entre les cuisses des femmes... Peut être est il plus facile de manipuler l'esprit d'un individu frustré au plus haut point...

Le sexe est une acte aussi naturelle que celui de manger, de boire, de chier... Dès la plus tendre enfance nous est inculqué la notion de péché, de honte, de culpabilité vis a vis de ce geste d'amour. On nous culpabilise à propos de nos moindres désirs, on nous interdit de jouer au docteur, on nous condamne sitôt que l'infamie risque de se transformer en jeu, on nous martèle sans cesse que l'infamante action, l' ultime péché, celle de s'adonner à la "luxure" nous mènera droit dans les flammes de l'enfer. On terrorise des enfants au nom de la foi quitte à faire d'eux des malades en puissance incapables de maîtriser leur pulsions, incapable de vivre. Essayez d'assumer votre sexualité, ou proclamer aimer le sexe, et vous voilà qualifié de nymphomane si vous êtes une femme ou d'obsédé sexuel si vous êtes un homme ! Et bien entendu très rapidement l'amalgame entre épicurien et violeur pédophile viendra ternir votre réputation sous les huées accusatrices d'une "irréprochables" populace...

Le tsunami moraliste, de plus en plus pressant, poussent à présent des jeunes filles, qui ont déjà succombé au "péché de chair", à se faire reconstruire l'hymen chirurgicalement pour, le jour du mariage, présenter devant témoin la preuve sanglante d'une virginité fraîchement déchirée. Que craignent-elles dans le cas contraire? La lapidation? La civilisation a t' elle sombrée à ce point que les femmes se trouvent à nouveau obligée de fournir la preuve de leur pureté...
Pourquoi diaboliser autant le sexe ? pour avoir la main mise sur la population ?
Je n'ai jamais eu l'impression de vivre dans une société décadente, luxuriante et permissive. Nous avions simplement le droit de vivre et de baiser comme nous l'entendions et, surtout, avec qui nous le voulions, sans distinction de sexe ni de couleur... Mais il semblerait que nous ayons négligé, durant trop d'années, la capacité à la haine et à l'intolérance dont savent faire preuve les pires extrêmes... De l'extrême droite à l'extrême gauche, des catholiques aux musulmans, tous ne cessent de prôner la fin des liberté. Mais devons nous au nom de leur liberté d'expression sacrifiés toutes les nôtres? Le jeu me semble de plus en plus faussé et de plus en plus déséquilibré... Leur incessante propagande Pétainiste sur le retour aux vraies valeurs "travail, famille, patrie "doit être stoppée avant qu'il ne soit trop tard. Tous, politiques et religieux, appellent au retour de la chasteté, à une sexualité à but reproductif. Faites des enfants mais, surtout, ne perdez pas de temps à les faire. Soyez bref et concis! Négligez totalement le côté affectif et sensuel, le plaisir partagé. Adieu donc à tous ces préliminaires synonymes d'hépatites, herpès et autres punitions divines... Adieu aux échanges de baisers langoureux, aux caresses voluptueuses et excitantes. Adieu aux fellations passionnées synonymes de SIDA, aux cunilingus jouissifs et baveux.. Adieu à toutes ces pénétrations torrides et, surtout, contre nature, longues et intense qui provoquent cancer du colon, ou de l'utérus et qui, enfin, pire que toutes ces malédictions mènent parfois à l'orgasme !!!

Pourchasser toute représentation de nudité et interdire toutes représentation pornographiques... Voilà une grande cause, un sport à remettre à l'ordre du jour. A quand de grands bûchers de pornocrates sacrifiés pour épargner à nos enfants l'effroyable vision des seins ou des fesses d'une femelle plus pulpeuse que maman ! Brûlez tous ces magazines et DVD érotiques que Ségolène ne saurait voire !

J'ignorais, jusqu'à récemment, qu'une femme nue en photo ou vidéo pouvait causer des lésions irrémédiables au cerveau des ados au point de pousser ces derniers, sitôt leur Penthouse maculé, à s'en aller joyeusement violé la première "salope" venue... Car comme le dit la bible si les petits vicieux sont fautifs, la victime n'en est pas moins coupable d'incitation au viol. Par contre la diffusion d'images de cadavres mutilés et ensanglantés à longueur de journée au travers des journaux télévisés ne pausent vraisemblablement aucun problème. De la violence oui mais un bout de cul non !

En bref n'hésitez pas à dénoncer l'infidèle, même s'il fait partie de votre famille, et n'oubliez pas de donner à la paroisse, synagogue ou mosquée du coin.
Allons nous continuer à laisser ces douteuses éminences religieuses, auto proclamées, nous dicter notre conduite pour notre soit-disant bien? Recevoir des leçons de moral de la part d'individus qui ont démontré maintes fois, au cours de l'histoire, leur perversité et leur hypocrisie. Combien d'entre eux auréolés de sainteté, protéger par leur hiérarchie, ont commis les pires exactions... Combien d'enfants violés, de religieuses engrossées par ces mêmes serviteurs de dieu. Combien de couvents sont devenues de véritables bordels où nos saints se libèrent sans rien débourser ou presque... Combien de nonnes lesbiennes, de curés homosexuels, d'archevêques sadomaso devront se révéler avant que le monde ne comprenne que, tandis qu'ils nous culpabilisent sur notre sexualité, eux s'en donnent à cœur joie.

Telle une vermine honteuse ils s'immiscent dans notre intimité et nous humilient, nous culpabilisent. L'homme et la femme ne peuvent plus tolérer de passer leur vie à craindre un châtiment éternel, venu d'on ne sait où, chaque fois qu'une pulsion les saisie, qu'un fantasme vicieux s'empare de leurs esprits. Nul ne peut se targuer de vivre une existence épanouie si, chaque fois qu'une idée un peu tordue à caractères sexuelles s'empare de lui, il se croit damné pour l'éternité et voué aux pires supplices dans les flammes de l'enfer... A moins que cette vision ne l' excite mais le revoilà, de ce fait, de nouveau en situation de péché ! Une épaule dénudée, un décolleté voluptueux ou un torse musclé, un ventre doux et rond, un sexe en érection, ou une bouche entrouverte et voilà nos cul bénits prêts à se flageller pour expier leur médiocrité.

La religion abrutie le peuple... Elle n'est plus son opium mais son héroïne et comme toute drogue dure elle détruit celui qui s'y perd. C'est par la frustration et l'ignorance qu'elle amasse des fidèles. Plus les gens auront de mal à lire et écrire plus ils se réfugieront derrière la protectrice et illusoire représentation d'une supériorité qui répond à toute leurs questions. Et moins ils connaîtront le contenu des écrits et plus il sera aisé de manipuler des foules gavées d'inculture et de stupidités. Ainsi ce n'est pas en vain que certains religieux appellent à un retour de la messe en latin...

Après tout le gueux a t' il besoin de comprendre pour avoir la foi...

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